▄ ▄ ▄ Paris. 13 août 2008.
Je suis à la capitale. En haut de la Tour Eiffel. Tout en haut, et je domine Paris. En bas sur la place, l'herbe verte fait ressortir l'été et la douceur des amoureux, qui y sont allongés. Ils regardent en l'air, la main dans celle de l'autre, et se sentent vivant. Je les connais bien ce genre de couples, vous savez ces couples ayant des rêves pleins la tête, sans savoir ce qui se cache derrière ce foutu sentiment que l'on appel l'amour; la haine et la douleur.
Il y a quelques mois, j'aurai poussé des hurlements d'amertume, et des vomissements incessant à l'idée de parcourir 130km pour monter à Paris. Parce que tu aurais été là. Je l'aurai exigé, comme aujourd'hui j'ai nécessite de t'oublier.
Paris, me rend mélancolique. Paris me fascine, mais elle me rappelle que tu es là. Que tu l'es depuis 3 ans, et que je ne peux pas t'effacer comme je le désir.
Je suis à la capitale. En haut de la Tour Eiffel. Tout en haut, et je domine Paris. En haut, plus haut encore que je ne le suis actuellement, des nuages se bagarrent, pour savoir lequel du gris, ou lequel du blanc va remporter la bataille du temps. J'aime me prendre à ce genre de jeux, à regarder en altitude, comme les langoureux d'en bas. Il y a quelques mois, j'aurai fait saigner l'intérieur de mon ½sophage à l'idée de me tourner la tête avec toi. Oui parce que tu aurais été là. Je l'aurai revendiqué, comme je me suis obligée à t'enterrer.
Paris me fait découvrir la légèreté de l'air, la légèreté de mon corps amorphe, quand l'angoisse de te voir n'est plus là. Paris m'ouvre ses bras et me crie que le bonheur est ailleurs. Ailleurs c'est loin de toi. Loin de tes mots, loin des mes maux.
[...]
Je m'obstine à croire que tu es réellement mort, que t'écrire ou prendre de tes nouvelles ne servirait à rien, même si mes sentiments s'éloignent de toi de jour en jour, je ne peux pas me dire que tu es seulement mon passé, puisque c'est faux. Tu fais parti de mon présent, comme tu feras parti de mon futur. A la différence qu'à l'avenir j'avancerai seule, avec les particules de toi qu'il me reste au fond de la gorge, au bout des doigts, et l'intérieur même de se qu'il me reste de c½ur.
[...]
Je marche dans la grande ville, Paris, et l'image de toi que je garde au fond de mon lit me réchauffe, et m'accompagne dans la dureté de la vie. Ce que j'appelle le brutalité de la vie, c'est la survie de mon amour. Oui, parce que malgré tout, je m'aide de toi pour me libérer de l'amour que je te porte. C'est fout, mais je ne suis pas prête, pas encore, pas tout à fait, à te laisser t'enfuir. Je ne suis pas prête à définitivement tourner la page et bruler ta lettre. Cette lettre qui me vivre et avancer. Cette lettre pour laquelle je me suis battue avec moi même pour éviter à chaque fois que je la lisait de pleurer.
Paris, moi je te hais.
_______ Clément, c'est à ton fantôme que je m'adresse, je dis ton fantôme pour me rassurer, pour me faire moins peur quand la nuit se fait. Clément, je sais que tout cela t'ai égal, que ces mots ne te font ni chaud ni froid, mais laisse moi te dire, qu'il me reste des séquelles.